Déjà inscrit ? Connectez-vous
Chemin de Compostelle - Bretelle Héricourt centre en Haute-Saône
Chemin de Compostelle - Bretelle Héricourt centre en Haute-Saône
Chemin de Compostelle - Bretelle Héricourt centre en Haute-Saône
Chemin de Compostelle - Bretelle Héricourt centre en Haute-Saône

Chemin de Compostelle - Bretelle Héricourt centre en Haute-Saône

Crédit : N. Blivet/CG70/Destination 70

Brève histoire du pèlerinage vers Compostelle (texte de Nicole Blivet)
A la mort du Christ, Jacques, un des douze apôtres, part évangéliser l’Ouest de l’Espagne. De retour à Jérusalem il est décapité vers 42 ou 44 après JC. Une barque contenant sa dépouille aurait accosté en Galice, vers ce qui deviendra le «campus stellae (champ d’étoiles) ou Compostelle. Le lieu tombe dans l’oubli.
A partir de 711, les Maures conquièrent une grande partie de l’Espagne. Le culte de Saint-Jacques prend de la vigueur lors de la Reconquête qui durera jusqu’en 1492, pour témoigner de la foi chrétienne et de la résistance à l’envahisseur. En 950, l’évêque du Puy-en-Velay, Gotescalc, premier pèlerin étranger à se rendre à Compostelle, trace ce qui est toujours aujourd’hui le «camino francès». Aimery Picaud, un moine poitevin, parcourt le chemin et fait des détours par d’autres lieux saints. Il décrit alors quatre voies principales pour rejoindre Compostelle : la voie du Puy, celles de Vézelay, de Tours et le chemin d’Arles.
Le pèlerinage se développe jusqu’au XIIIème siècle. Puis, en France, la guerre de cent ans, la réforme de Luther, opposé au culte des reliques, les guerres de religion, les «coquillards» qui écument les routes, la guerre entre la France et l’Espagne après 1650, puis la Révolution française, signent l’arrêt du pèlerinage.
En 1884, la reconnaissance officielle des reliques de Saint-Jacques par le pape Léon XIII marque un renouveau du culte voué au saint.
Vers 1960, quelques curieux se lancent de nouveau depuis la France vers Compostelle. Ce courant ne cessera de s’amplifier à partir des pays européens et de tous continents. La marche est devenue pacifique, quête d’intériorité, d’authenticité, de rencontres.
En 1987, le conseil de l’Europe déclare le chemin de Compostelle «premier itinéraire culturel européen». En 1998, l’UNESCO reconnaît 7 tronçons du chemin et 70 monuments comme «patrimoine mondial de l’Humanité».
Il est à noter que les chemins de Compostelle ont été tout au long de l’Histoire des vecteurs considérables de développement économique (constructions de monuments, de ponts, d’hébergements…), d’échanges commerciaux et culturels dans toute l’Europe.
Aujourd’hui, de plus en plus de marcheurs partent de leur domicile, comme autrefois, pour rejoindre Compostelle. Se retrouvent côte à côte, amoureux de la nature, de l’architecture, croyants, non croyants, personnes ayant besoin de faire une pause dans leur vie, personnes en recherche de spiritualité, marcheurs voulant faire l’expérience d’un certain dénuement, voulant aller à la rencontre des autres, voire randonneurs voulant tester leurs capacités physiques ou en recherche de performances etc…. Tous en témoignent ensuite : l’Histoire, le long cheminement de ceux qui les ont précédés, donnent à ces chemins mythiques une atmosphère particulière, spirituelle ou humaniste, qui va au-delà d’une simple randonnée.
Nicole Blivet - Association franc-comtoise du chemin de Compostelle (af-ccc)

Le chemin de Compostelle en Franche-Comté
Le chemin de Compostelle en Franche-Comté a été créé à l’initiative de l’association franc-comtoise du Chemin de Compostelle (af-ccc), en lien avec les associations de marche et les partenaires institutionnels (Conseils généraux, communes, Communautés de communes) pour faire le lien entre les chemins alsaciens et bourguignons déjà reconnus, menant le pèlerin vers le Puy-en-Velay ou vers Vézelay, lieux de départ traditionnels pour Compostelle.
Balisé depuis 2004 avec la coquille européenne stylisée, jaune sur fond bleu, le chemin franc-comtois quitte l’Alsace à Bellemagny (68) et démarre à Angeot (90). Il progresse dans des espaces verdoyants depuis les contreforts vosgiens au nord et progresse vers le sud-ouest, jusqu’à l’entrée en Côte d’Or à Saint-Jean-de-Losne (21), pour poursuivre vers Cluny et le Puy-en-Velay. Le marcheur peut également, à partir de Gy (70), continuer vers Gray, à l’Ouest, avant d’entrer en Bourgogne au château de Rosières (21) pour rejoindre Vézelay.
La partie la plus urbanisée du chemin de Compostelle franc-comtois traverse le Territoire de Belfort. Après une vingtaine de kilomètres, le chemin entre en Haute-Saône où espaces humides, forêts, cultures, plateaux calcaires composent un paysage varié. L’habitat présente les traces des activités humaines, comme l’élevage, la culture, dont celle de la vigne. A remarquer, notamment dans «les Petites cités comtoises de caractère» (Villersexel, Fondremand, Bucey-les-Gy, Gy, Marnay), le patrimoine architectural et paysager préservé et valorisé, les églises au clocher en forme de bulbe, les nombreux lavoirs et fontaines restaurés. Le franchissement de l’Ognon, après l’abbaye d’Acey, marque l’entrée dans le Jura (39). Le chemin longe alors le bord Nord-Est du massif de la Serre, puis domine les plaines de la Saône avant d’entrer en Bourgogne.
A noter qu’une bretelle, venant de Bâle, en Suisse, rejoint le chemin principal à Héricourt (70) et une autre, partant de Besançon (25), rejoint ce même chemin principal à Marnay (70).
Voie de liaison à ses débuts, le chemin franc-comtois est devenu voie jacquaire à part entière : les artistes, au travers d’œuvres inspirées comme à Phaffans (90) et Marnay (70), des municipalités, comme à Marast et Vy-les-Filain (70) qui ont baptisé une de leurs rues «de Compostelle» ou une statue de Saint-Jacques dans l’église de Marnay, témoignent de sa vitalité très actuelle. La constitution d’un réseau d’hébergements, chez les professionnels du tourisme et chez les particuliers selon la tradition de l’accueil jacquaire, permet au marcheur de traverser la Franche-Comté en huit à dix jours environ. La fréquentation, principalement des Allemands et des Alsaciens, est en hausse régulière, estimée à 500 marcheurs/an en 2014.

Quelques repères en Franche-Comté :
- Angeot (90) à Gy (70) = 139 km
- Gy à Saint-Jean-de-Losne (vers le Puy-en-Velay) : 80 km
- Gy au Château de Rosières (vers Vézelay) : 15 km
- Bretelle de Bâle : Réchesy (90) à Héricourt (70) : 39 km
- Bretelle de Besançon : Besançon à Marnay : 23 km


4.6 km
2 h
max. 436 m
min. 354 m
18 m
-12 m

Profil altimétrique

Styles : RandonnéeDécouverteÀ la campagne
Publics : FamilleRandonneurs occasionnelsRandonneurs aguerris
Thématiques : RencontresCulturelPatrimoine

Point de départ

D130
70400 Echenans-sous-mont-vaudois
Lat : 47.5978Lng : 6.78321
0 m
145 j
image utilisateur
/ 144 j / 0 m

WESTERN CANDYS

Visite de la fabrique de berlingots, sucettes, bonbons à l'ancienne....Lire la suite

36 Bis Faubourg de Belfort 70400 HERICOURT
Lat : 47.5839Lng : 6.7752
0 m
image utilisateur

1 informations complémentaires

Plus d'infos sur www.af-ccc.fr

Soyez le premier à commenter !

En poursuivant votre visite, vous acceptez l'utilisation de cookies permettant d'améliorer votre navigation. Pour en savoir plus, cliquez iciJ'ai compris