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"VISITEZ" Panissières

"VISITEZ" Panissières

Départ: Bureau d'information touristique de Panissières

La mairie : La mairie est une ancienne maison de maitre du manufacturier Jean-Marie Coulon, qui abrita une fabrique de toile dans ses dépendances de 1853 à
1939.

Le jardin de la mairie : le bâtiment de la mairie est imposant et le parc, avec son magnifique cèdre, montre le train de vie fastueux de la famille.

L’école privée : ancienne école des filles : Les soeurs Saint-Charles étaient installées depuis 1867 rue de l’Égalité dans les maisons Milan et Poncet, encore intactes aujourd’hui. En 1898, les soeurs vont acquérir un terrain sur lequel l’école Jeanne d’Arc sera bâtie. En 1903, la loi Combes entraîne la fermeture de l’école Jeanne d’Arc. Les
soeurs sont chassées de leur demeure rue de l’Égalité. Pour échapper à la spoliation de l’État, la nouvelle école Jeanne d’Arc sera transformée en atelier de broderie, les religieuses s’y réservant un logement. L’école sera réimplantée en 1912. En 1972 la mixité sera établie, après la fermeture du pensionnat Saint-Antoine, école privée des garçons. Au premier étage, on découvre une petite chapelle, autrefois lieu de prière et d’offices.

La Rue Hermann Tobler : H. Tobler arrive à Panissières en 1911, année de fondation de la SA UGB (union Gazes à Bluter), dont le siège est à Lyon, Panissières étant une succursale. Il vient de Thal en Suisse, où s’était développé un important centre de tissage de gaze à bluter, à l’instigation d’un français, P.A. Dufour (sa société avait créé à Panissières une usine de fabrication). La gaze à bluter était à l’origine une toile en soie pour tamiser les farines ( bluter : tamiser), puis synthétique pour l’industrie médicale. Avant la première guerre, Tobler fait construire un immeuble à usage de bureaux et d’ateliers de préparation et de finissage rue de l’Égalité (n° 17 sur le plan). À cette époque il y avait une grosse production de gaze à bluter sur le secteur : en 1913, la Fabrique Lyonnaise de Soies à Bluter occupe 67 tisseurs à bras à domicile répartis
sur les communes de Panissières, Montchal, Sainte-Agathe-en-Donzy et Cottance. À cette époque il se produit de grandes quantités de gazes très légères destinées à la confection de fixe-moustaches (l’empereur d’Autriche François Joseph avait fait des émules !).

L’école maternelle (ancien hôtel Beauséjour) : L’école publique des filles était restée dans les locaux rue de l’Egalité après le départ des Soeurs Saint-Charles en 1898. En 1926 elle s’installe boulevard Bonnassieux suite au don de J.L. Bonnassieux de son hôtel particulier dit "beauséjour". Hôtel de luxe pour l’époque avec piscine, parc et étang, l’entrée se situait au bas du boulevard. On remarque sur le balcon l’inscription "École Beauséjour, don de Jean Louis Bonnassieux 1908". Au début école maternelle et primaire de filles, elle devient école maternelle en 1968 quand l’école primaire rejoint celle des garçons en face de l’église. Ce don était le bienvenu car l’école rue de l’Égalité, vu son délabrement, devait être reconstruite, mais la première Guerre Mondiale avait chamboulé les projets, et la commune n’avait plus les moyens de les concrétiser.

Le Kiosque à musique : ce kiosque a été réalisé grâce à une généreuse donatrice, originaire de Panissières, Catherine Macaudière, épouse Plantier, qui était allée vivre en Angleterre. Elle avait une soeur, dont elle charge, par testament, la commune de Panissières de s’occuper, grâce à une rente, et après sa mort, "je désire employer
et dépenser cette somme pour l’érection d’une fontaine à boire pour homme et bête dans la ville de Panissières, ladite fontaine devant porter, engravée, l’inscription suivante : "Don de madame Plantier C. à la ville de Panissières. J’ai signé mon testament le 24 juin 1920". Comme la commune avait bien changée depuis le départ de la donatrice en Angleterre, et qu’elle disposait d’un réseau de distribution d’eau potable, ce n’est pas une fontaine qui fut construite, mais un kiosque à musique, dont l’escalier est tout de même encadré par une double fontaine. Il fut inauguré en 1933. Son acoustique est extraordinaire, vous vous en rendrez compte en allant taper du pied au centre.

Le Cinéma Beauséjour : À l’époque de l’hôtel, ce bâtiment abritait la réserve d’eau qui alimentait la piscine. Remarquer la plaque "Réservoir de mille mètres fait par J.L.B. 1908". La fresque a été réalisée en 1997 par Thierry Chambeyron, artiste peintre natif de Panissières. Le cinéma a été entièrement rénové en 2012.

La Réplique de la locomotive du Monorail : cette ligne de chemin de fer, à rail unique posé sur des chevalets à 90 cm du sol, réclamée à la fin du siècle dernier par les tisseurs panissiérois, devait relier Feurs à Panissières. Retrouvez l’historique du Monorail en dernière page de ce document. Aujourd’hui, le tracé du Monorail est repris en partie par un circuit de randonnée pédestre de 24 Km au départ de Panissières ou de Salt-en- Donzy. Des tables de lecture ont été installées et proposent une découverte sur 12 km de cette histoire insolite, avec un petit jeu sous forme de questions (renseignez vous au bureau d’information touristique).
Chaque année est organisée la "marche du Monorail" le lundi de Pâques. Cette réplique de la locomotive est installée place de la Liberté depuis l’été 2001, elle a été réalisée par des étudiants en BTS "réalisation d’ouvrages chaudronniers" du lycée Claude Lebois de Saint-Chamond. Elle pèse près de 2.5 tonnes. Non loin de la locomotive, vous pouvez remarquer les jeux de boules type "lyonnaise".

La Place du foirail : place de la Liberté, plus connue sous son ancien nom, "les grands places" cette place était, et est encore, le lieu par excellence des rencontres publiques : courses cyclistes, de chevaux, fête patronale, concours de boules, rallye automobile, elle a même servi de piste de décollage pour un aéroplane en 1913, et une montgolfière en 1915 !

L’église : L’église actuelle se situe sur l’emplacement d’une plus ancienne datant du XIIème siècle, elle a été reconstruite dans un sens perpendiculaire. Sa construction débuta en 1852, le clocher ne fut terminé qu’en 1861. Il domine à 36 mètres à une altitude de 650 mètres. La flèche du clocher n’a jamais été réalisée par manque de fonds. L’autel richement sculpté à même le marbre est l’oeuvre du sculpteur Panissiérois Cony, il date de 1860. Le curé de l’époque de la construction fut enseveli derrière cet autel. Les cloches de l’église sont datées de 1645, 1769, 1863 et 1894. L’église a été restaurée en 1959.

L’Ecole primaire : L’école publique des garçons était installée depuis 1808 rue de l’Arche (rue de l’industrie). Tour à tour dirigée par des laïques et des congréganistes, elle devient laïque et publique en 1883. En 1889 elle s’installe dans ces locaux situés en face de l’église actuelle, rue Jean Macé. Ses escaliers sont construits sur la démolition de l’ancienne église. L’école sera réservée aux garçons jusqu’en 1968.

Le Passage Jean Macé : Vous vous trouvez dans la partie la plus ancienne de la ville. Remarquez cette ruelle caractéristique du Panissières médiéval, où subsiste encore un pan de mur à colombage.

Un peu d’histoire : On peut penser que dès le IXème siècle existait une cité Panissiéroise autour de la chapelle Saint-Loup (aujourd’hui au hameau "le petit Panissières"). Cette cité antique est ruinée, et délaissée en faveur d’une agglomération
sur la colline autour d’un château protecteur. Une enceinte construite pendant la guerre de Cent Ans entourait la ville. Elle comportait tout un ensemble de murailles et de tourelles. Aujourd’hui, il ne reste de l’enceinte que quelques parties disséminées et la plupart croulantes.

Le Musée de la cravate et du textile, ancienne usine Piquet (7 rue Jacquard) : La ville de Panissières est présentée comme "capitale de la cravate", car il y a quelques années 2 entreprises locales fabriquaient 80 % du marché français du tissu de cravate et fournissaient de nombreux clients étrangers. Mais outre la spécificité de la cravate, Panissières est avant tout une ville textile : dès le début du XVIIIème siècle elle est réputée pour ses fabriques de toiles. C’est pourquoi l’association "les Amis du Musée
de la cravate" ont décidé de contribuer à la mise en valeur du patrimoine industriel local présent et passé en transformant en musée une ancienne usine de Damassé (linge de table), qui a fonctionnée de 1856 à 1980. Le musée est ouvert de mars à novembre du mercredi au dimanche de 15 h à 18 h (sauf les jours fériés). Entrée 4 €, gratuit
moins de 12 ans. Présence d’une boutique avec possibilité d’acheter des cravates dont celles tissées au Musée, des foulards, des coupons de tissu et bien d’autres objets liés au textile. Remarquer la façade du bâtiment, magnifique témoignage de l’industrie
florissante du textile de l’époque.

L’Ecole de musique, ancienne maison d’Asile (24 rue de l’Egalité) : Depuis 1867, l’école des filles était située rue de l’Egalité. Le 25 mars 1875, M. Guerpillon fait don d’un corps de bâtiment avec cour destiné à servir à perpétuité de salle d’asile pour les enfants en vue d’adjoindre cette école maternelle à l’école de filles. L’Asile deviendra bientôt une école maternelle mixte. Une statue de Ste Anne apprenant à lire à une
fillette est située au-dessus de la porte et symbolise la fonction du bâtiment, devenu de nos jours un centre musical.

Impasse Thimonnier : Barthélemy Thimonnier (1793-1857), inventeur de la machine à coudre, a habité dans la maison vers l’impasse qui porte son nom. Il épousa en premières noces Jeanne Marie Bonnassieux en 1813, puis après son veuvage, Magdeleine Varinier, en 1822, deux Panissiéroises. Il obtient l’enregistrement du brevet
de la "première machine à coudre" en juillet 1830. Il est également l’organisateur du premier atelier de confection du monde en octobre 1830 à Paris. Mais ses ouvriers se révoltèrent et il fut obligé de fermer son atelier. Il mourra dans la plus grande misère à Amplepuis en 1857.

Rue Bonnassieux : Jean Bonnassieux (1810-1892). Académicien, il s’est illustré par de nombreuses sculptures, surtout religieuses. Il est connu pour sa monumentale sculpture de Notre Dame de France du Puy en Velay, coulée en 1860 grâce aux canons ennemis (213) pris à Sébastopol (soit 150 000 kg de fonte de fer !). Elle sera la plus grande statue au monde avant la construction de la statue de la Liberté. La plaque visible sur le mur de l’UGB a été apposée à l’emplacement de sa maison natale lors de la commémoration du centenaire de sa mort en 1992. Son père est enterré à Panissières.

L’Usine Tobler : se reporter au numéro 4. De nos jours les bâtiments abritent la Maison des Jeunes, la bibliothèque et un centre de loisirs pour les enfants handicapés.

L’atelier de tissage en trompe l’oeil (en bas de la rue de la Saint-Jean) : Réalisé en 2016 par Vincent Ducaroy à la demande de la commune, le trompe l’oeil prouve l’importance du tissage à Panissières.

La Place de la fontaine : le sous-sol de Panissières était riche en nappes phréatiques,
et de nombreuses fontaines étaient présentes. Remarquer sur la gauche, en haut, dans le mur du bar "La Taverne" une niche abritant Saint-Benoît. On le priait pour se prémunir contre les fièvres paludéennes, maladie contractée par les personnes occupées à rouir le chanvre dans des trous d’eau au liquide corrompu.

La Place du peuple : plus connue sous le nom de "place des terreaux" (des "terres hautes") car sur sa partie haute se situait l’entrée du vieux Panissières fortifié : une enceinte a été construite pendant la guerre de 100 ans, et elle comportait tout un ensemble de murailles et de tourelles. Une de ces tourelles, sur la place des terreaux, était encore, autour de 1850, habitée par un vieux soldat de l’Empire.

Le Monorail de Panissières : A la fin du 19ème siècle, les vigoureux tisseurs panissiérois réclament une voie ferrée pour assurer l’avenir de leur industrie. En 1888, l’administration centrale et le Conseil Général mettent à l’étude un projet de monorail sur un modèle déjà en service en Irlande, le monorail Lartigue. Au Journal Officiel du 11 juin 1891, tout est prévu : construction des machines à Saint Chamond, durée des
travaux, prix des transports divers (y compris celui du poisson frais, des vaches et des cercueils) et trajet définitif avec gares à Feurs, Donzy, Salvizinet, Cottance et Panissières. La voie de 16.800 Km suit la vallée de la Charpassonne de Panissières à Donzy, puis celle de la Loise jusqu’à Feurs. Le rail unique est porté à 90 cm du sol sur des chevalets assez rapprochés. De chaque côté, à 60 cm, est fixé un rail-guide contre lequel roule un galet à gorge destiné à maintenir l’équilibre du wagon et de la
locomotive. Celle-ci comme les wagons est en deux parties et figure un peu le bât de l’âne. La communication d’un côté à l’autre se fait par un escalier à découvert et une superbe impériale. Le franchissement des routes, rivières et chemins demande une cinquantaine d’ouvrages d’art en granit taillé, encore tous visibles. Le Monorail réussit à transporter de Feurs à Panissières tout le matériel nécessaire à sa propre construction.
En 1895, pour hâter les travaux, le gouvernement alloue une somme de 600.000 francs, et le 22 août, une commission d’ingénieurs vient faire des essais pour autoriser l’ouverture du trafic. Le voyage-aller depuis Feurs se passe cahin-caha avec une moyenne de 12 Km à l’heure. Mais, pendant le retour, panique et désolation ! Les boulons des chevalets craquent, la voie est arrachée sur 25 mètres, un cylindre de la machine crève et les officiels doivent revenir à pied ! D’autres essais ont lieu en
1896 et 1898, mais l’approvisionnement en eau de la locomotive est encore insuffisant. En 1899, le ministre des Travaux Publics prononce la déchéance des concessionnaires et le 5 mai 1902, le matériel est adjugé à un ferrailleur de Lyon pour le prix de 53000 francs. Déçus, mais pas «bignettes», les Panissiérois font aujourd’hui une célébrité de leur «drôle de machine». Découvrez cette fabuleuse histoire lors d’une promenade
le long de la Charpassonne sur le sentier pédestre du Monorail, et participez au jeu en répondant aux questions posées sur les panneaux thématiques tout au long du parcours. Venez récupérer le questionnaire au bureau d’information touristique !

2.7 km
1 h 30 mn
max. 631 m
min. 595 m
62 m
-63 m

Profil altimétrique

Point de départ

1 Rue de la République
42360 Panissières
Lat : 45.7918Lng : 4.3384
n/a
153 j
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Kiosque

9 Boulevard Jean Louis Bonnassieux 42360 Panissières
Lat : 45.791Lng : 4.34131
0 m
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Locomotive du monorail

75 Place de la Liberté 42360 Panissières
Lat : 45.7916Lng : 4.34602
0 m
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Musée

11 Rue Jacquard 42360 Panissières
Lat : 45.7945Lng : 4.33794
0 m
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