
Les ruines du château de Rochefort se profilent sur un promontoire rocheux dominant la ville, dans un enchevêtrement de vestiges de fortifications et de murs qui contrastent avec la silhouette imposante qu’avait la forteresse sous l’Ancien Régime. Le site a vraisemblablement été occupé et fortifié dès l’époque romaine, mais aucun élément n’a encore été mis au jour. La première construction est attestée dans les textes en 1155. Le château appartient alors à la famille Duras. Il passe ensuite aux Walcourt à la fin du 12e siècle avant d’être cédé au puissant lignage des La Marck au début du 15e siècle. Cette famille règne sur la seigneurie, devenue comté en 1494, jusqu’au milieu du 16e siècle. Dans le premier tiers du 18e siècle, le seigneur Jean-Ernest de Löwenstein entreprend d’importants travaux de modernisation. Après la révolution, le bien est nationalisé en 1796 puis vendu en 1811. Il est progressivement démantelé et sert de carrière jusqu’au rachat des ruines par le riche industriel Émile Cousin en 1905. Finalement acquis par les pouvoirs publics en 1971, il est fouillé à partir de 1976 puis restauré dans le but de l’ouvrir à la visite. On y voit ainsi les fondations du donjon du 11e siècle et les ruines de l’enceinte du 13e siècle dotée de tours semi-circulaires. Celles-ci étaient prolongées par les fortifications de la ville, percées de deux portes.
Classements comme monument et comme site le 18 juillet 1966