C’est le seul lieu de culte existant encore sur notre commune. C’est en 1658 que leshabitants de la commune fondent leur chapelle et la placent sous le vocable deSainte Anne. Le 26 juillet, fête de la Sainte Anne, est donc le jour de la vogue de laMorte, jour de fête. La chapelle fort simple dans sa conception, a étémalheureusement amputée, pour la nécessité de circulation, d’un mètre cinquantedans les années 1945. La chapelle est surmontée d’un petit clocher : on peutfacilement imaginer les habitants de notre commune s’approcher de la chapelle,appelés à prier ensemble par le tintinnabulement de la cloche, surtout qu’ilsapprécient les rares messes dites en ce lieu, une dizaine par an tout au plus. Lesautres dimanches ou fêtes, ceux-ci doivent se rendre à Moulin Vieux ou à Lavaldens,distants d’une heure de marche, si les conditions sont bonnes. A l’intérieur, cet édifice est empreint desobriété : l’autel ne présente pas une facture très élaborée. Au dessus de celui-ci, une statue de SainteAnne, elle enseigne à Marie, future mère du Christ. Plusieurs statues de saints de même que des tableauxagrémentent l’ensemble. Cette chapelle, sous le vocable de Sainte Anne était un lieu de pèlerinage. Onvenait demander la pluie ou le beau temps suivant les besoins du moment. Ces pèlerinages pouvaient attirerjusqu’à 1000 personnes des communes du plateau matheysin qui montaient par le chemin du Grand Rif. Celaprenait près de trois heures. Si le temps le permettait, on célébrait la messe près de la croix au bout duhameau. Puis on sortait des sacs de quoi se restaurer en prévision des deux heures de descente.