La cueillette en tout genre occupait les journées: ramassage de fleurs appelées vulgairement chardon, pour donner à manger à un ou deux cochons monter eux aussi en alpage. On ramassait les bouses pour alimenter l'unique poêle du chalet d'alpage : rien de se perd, tout se transforme !
Les foins. Cet or de montagne servant à alimenter les bêtes tout l'hiver sera redescendu sur des luges/traineaux par les sentiers, entreprise bien délicate et pourtant nécessaire. D'ailleurs on trouve une signification de Vaujany, en val jaunit. Une vie ponctuée de corvées en tout genre, qui riment pourtant avec espace, liberté et entraide.
Près des chalets d'alpage se trouvait une cave voutée, gardant le frais (le frigo d'antan), que l'on appelle le stou, moyen de conserver le fromage, les tommes et le beurre. Le restaurant situé vers le pole enfance dans le bas du village à emprunter ce nom.
La traite des vaches permettaient de faire du beurre et surtout de le vendre. En effet, à Vaujany, les pâturages comptent parmi les plus étendus et les plus productifs du canton en beurre et en fromage. Vaujany est une des communes qui exporte le plus (Abbé Bayle).
Les jours de pluie, annonçait parfois la venue des hommes du bas, les pères montaient apporter provisions à la famille : du bon pain non rassi aller faire l'objet de bons déjeuner ou d'un bon gouter de tartines de beurre.