
Cette grande église n’était pas une église ouverte aux paroissiens (contrairement à aujourd’hui). On l’appelait « collégiale » car elle était gérée par un groupe de religieux appelé « collège » de chanoines. Il existait autour de cette église d’autres églises, paroissiales, c’est-à-dire destinées à accueillir les fidèles pour les cérémonies habituelles (toutes disparues à la Révolution, seule la collégiale, par ses dimensions supérieures, a été conservée).
La collégiale était donc réservée à l’usage exclusif des chanoines, et uniquement ouverte aux pèlerins qui venaient en nombre de toute l’Europe pour vénérer les reliques de saint Léonard, fondateur légendaire de la ville (†599) sur le tombeau duquel on éleva une première église rapidement trop petite et remplacée par la collégiale. Inscrite au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO (au titre des Chemins de Compostelle en France)