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Fontaine aux Fées

Fontaine aux Fées

Située sur le flanc Ouest du plateau, à une centaine de mètres au pied de la tour Navarre, la fontaine aux fées est fréquentée depuis l’époque gallo-romaine. Lors de fouilles en 1855, on trouva à proximité divers vestiges antiques (débris de mosaïques, fresques, monnaies gauloises et romaines) ainsi qu’un autel conservé aujourd’hui au musée de Langres. Sur celui-ci figurent trois femmes représentant les trois déesses mères auxquelles la source était dédiée. Ces divinités protectrices et bienfaisantes venaient en aide aux hommes et les accompa-gnaient dans leur passage vers le royaume des morts. Lors de la christianisation, ce culte païen fut remplacé : les fées détrônèrent les déesses mères et devinrent tentatrices et malfaisantes. Discrète et modeste, cette fontaine est constituée d’un conduit voûté formant captage et fermé par une grille ; de là, l’eau s’écoule délicatement dans en petit bassin rectangulaire avant de s’écouler en direction de la Bonnelle. Elle est inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1925.
La légende de la fontaine aux Fées
On raconte qu’il y a bien longtemps, un jeune pâtre prénommé Mandola vivait dans la vallée de la Bonnelle. Ses origines italiennes et son goût pour la solitude en faisaient un personnage un peu atypique dans le vallon verdoyant.
Sur les hauteurs de Buzon, hameau de cette même vallée, vivait une belle jeune fille du nom de Cécile. Cette fille d’un riche paysan arrivait à un âge où l’attente de l’amour pousse à la rêverie. En se croisant et se rencontrant régulièrement, les deux jeunes gens finirent par se rapprocher jusqu’à devenir indispensable l’un à l’autre. Leurs sentiments étaient tellement forts qu’on parla bientôt de mariage et qu’une date fut fixée.
La veille de ce grand événement, Mandola, tout à son bonheur, décida de se promener seul en pensant à Cécile. Ses pas le conduisirent vers une fontaine nichée à quelques pas des remparts de la ville. Ignorant les conseils des anciens qui s’en détournaient volontiers, il s’approcha de cette source, comme attiré par le doux bruit de l’eau. C’était la fin de la journée et il ne put résister à l’envie de s’assoupir à côté du bassin.
Le lendemain, alors que les préparatifs allaient bon train pour le mariage, Cécile inquiète chercha désespérément son futur époux. Quelqu’un l’avait aperçu couché près de la fontaine aux fées, les yeux égarés et le teint pâle. Cécile se rendit sur place pour y découvrir, à son grand désespoir, que Mandola avait perdu la raison. Il ne la reconnu même pas ; ces yeux semblaient fixer des êtres invisibles que Cécile ne voyait pas. Il bredouillait des mots incompréhensibles, poussait des cris et était pris d’étranges convulsions…
Il était comme envoûté. Cécile tenta de le ramener à la réalité, mais rien n’y fit. Mandola avait été happé par le pouvoir maléfique des fées. Soudain, en pleurs et proche de l’évanouissement, elle l’entendit pousser un cri terrible et le vit se précipiter dans la fontaine comme attiré par les entrailles de la terre. Personne ne le revit et Cécile, brisée de chagrin termina sa vie dans un couvent.

Rue de la Fontaine aux Fées 52200 Langres
Lat : 47.8579Lng : 5.32716
0 m

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